Aimer l’automne

L’automne est bien plus facile à aimer quand le ciel est bleu azuré, auquel les feuilles dans leurs tons orangés font un contraste saisissant, quand la table est dehors et encore chargée de la bonté de l’été. Pas comme ce matin donc, gris, froid, pluvieux. L’envie de se cacher sous la couette et d’y rester la journée, en émergeant uniquement pour un vieux film en noir et blanc, chargé de la nostalgie d’antan. Mais sous ce désir prématuré d’hivernation, il y a des braises chaudes de ce weekend passé, où avec Emmanuelle Saucourt, j’ai accompagné sept femmes magnifiques dans une exploration de leur automne intérieur, guidée par les contes initiatiques, les saisons, la nature, et ce savoir profond qui est là, enseveli en nous depuis des temps immémoriaux.

Par le biais de la peinture, du mouvement, du rituel, et de la parole dans ‘l’ombre rutilante’ de la Tente Rouge, et encore d’autres moments précieux, nous avons creusé cette phase potentiellement difficile : la pré-menstruation et son archétype correspondant, l’Enchantéresse. Ensemble, nous avons soigné et nourri nos esprits, nos corps et nos âmes, nous avons trouvé les pistes pour déjouer les pièges de cette période. Car l’automne inspire cet élan d’amour-propre, l’automne signifie le bascule vers soi-même et ses racines, et comme toujours, c’est difficile de le conjuguer avec nos rôles de mères, de responsables, de gérantes, d’intendantes. Nos énergies se tournent naturellement vers les autres : c’est à la fois un grand atout et notre talon d’Achille. Car nous vivons dans une culture où nous sommes très souvent coupées de nos racines, et nous sommes rares d’avoir créé des réseaux de soutien à leur place. La femme donne et donne encore, mais qu’est-ce qu’elle donne quand ses racines sont affaiblies et desséchées? Réponse : elle donne d’elle-même et se dévitalise encore plus.

Aimer son automne, aimer la pré-menstruation, aimer être la femme qui ne veut plus enfanter, qui veut se recentrer sur elle-même, veut dire prendre un pas vers soi-même. Des fois il faut dire un ‘non’ aux autres pour pouvoir dire un ‘oui’ à soi-même. Si la grande frustration de cette phase pré-menstruelle venait en partie de ce tiraillement entre le monde extérieur et soi-même : un monde qui réclame une femme performante, toujours au top, une Wonder Woman, un puits sans fond. Pour trop longtemps, nous nous sommes négligées, nous avons passé à côté des besoins, des impératifs de nos saisons internes. Il est temps de songer à nous nourrir nous-mêmes.

Le prochain stage tournera autour de la menstruation et l’archétype Femme Sage/Sorcière. Il aura lieu le 19-20 janvier et nous avons envie de trouver un gîte où on pourrait approfondir ce retour à nous-mêmes pendant tout un weekend. Autour d’une cheminée, avec un feu crépitante et une soupe chaude qui chauffe. Je ne me lasse de le dire : nous le valons bien.

Une réponse à Aimer l’automne

  1. GAIDON Brigitte dit :

    Bonjour Jacqueline
    Pour le gîte, j’ai une adresse près de chez moi : il s’agit d’un lieu de vie appelé Massabielle, chez Mathieu et Isabelle Junique, cela se situe à Dionay (Isère)près de St Antoine l’Abbaye, dans un coin de collines magnifique, près de la forêt sacrée de Chambarran.Il y a une très belle salle, un gîte et des repas.
    Tu peux aller sur leur site ou sur celui d’Isabelle (arcanesauvage) : voir avec eux si c’est possible
    Bises
    Brigitte

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