Belle toute nue

Belle toute nue

Récemment, une jeune femme de 21 ans est venue me consulter par rapport à ses règles. Un entretien typique a suivi, rien de très marquant, jusqu’aux dix dernières minutes quand le vrai motif de sa visite a émergé. Il n’était pas question de son cycle féminin avec ses hauts et ses bas, normal donc, mais du plus intime de sa féminité où là, les choses ne tournaient pas rond.

Entre sanglots, cette belle femme en fleur, m’a parlé de sa crainte devant une relation intime, de sa peur d’être jugée et rejetée. Elle n’avait plus de confiance en elle-même, ni sur le plan relationnel, ni sur le plan sexuel parce que son sexe n’était pas ‘normal’ car les lèvres intérieures dépassaient les lèvres extérieures de deux centimètres. Elle savait par elle-même qu’elles étaient anormales après avoir visionné de la pornographie et son constat avait été confirmé par le dernier homme qui s’y est aventuré et qui avait manifesté sa répugnance pour ses grosses lèvres. Parce que ma cliente est une jeune femme du 21ème siècle, il existe une solution clé en main pour toute différence mal vécue : elle avait pris la décision de se faire opérer sa ‘difformité’. Elle avait déjà épargné 1400€ et il lui manquait 600€ pour pouvoir passer à l’acte.

De mon côté, la tachycardie, l’impression que mon sang bouillonnait, que ma tension avait explosé mais j’ai fait mon mieux pour maintenir un minimum de professionnalisme et pour ne pas hurler ‘ÇA VA PAS, NON??!!!’ en pleine séance. Rien que l’idée qu’un jeune homme puisse se trouver devant le Saint des Saints, en parler avec révulsion mais y entrer quand-même me paraissait comme une profanation. De cette expérience ma cliente avait retenu qu’elle était anormale et non pas que son mec était un abruti.

Ce ne serait pas la première femme de se retrouver devant un homme inculte. Dans le 19ème siècle, le célèbre chroniqueur John Ruskin a été si choqué la nuit de ses noces par la découverte que le sexe de sa femme était orné de poils pubiens, que le mariage n’a jamais été consommé et il est devenue abstinent pour le reste de sa vie. Comment c’est qu’à notre époque, avec l’internet à l’appui, qu’un homme puisse être aussi ignorant?

Ah, mais voilà une partie du problème… notre cher ami l’internet, celui qui te permet de lire ces mots, de retrouver les copains d’avant et de regarder ta maison du ciel, il est aussi un pourvoyeur de pornographie pernicieuse. (Attention : je n’ai pas dit que le sexe était pernicieux, mais la pornographie, pas pareil.) Ce qui est pernicieux c’est le fait que l’éducation sexuelle est devenue largement le domaine des pornographes et j’ai des grosses doutes sur ce qu’ils véhiculent. playboy_ad_brazilPar exemple cette charmante publicité de Playboy Brésil… En sachant que de nos jours, Playboy paraît presque inoffensif à côté de ce qu’on peut trouver sur le Net.

Déjà quelques statistiques : Seuls 16% de mineurs d’âge échappent aux images pornographiques.¹ Une enquête conduite avec 10 000 élèves en France a constaté que 80% de garçons et 45% de filles de 14-18 ans avaient regardé au moins un film pornographique pendant l’année précédente.² Ah oui, il faut noter que cette étude là date de 2004… tu avais l’internet sur ton téléphone en 2004? 9 ans plus tard, l’accès à la pornographie est encore plus facile. Mais où le lien avec le sexe ‘anormal’ de ma cliente? Beaucoup des images qu’on trouve des femmes dans la pornographie, à part des ‘niches fétiches’, sont de sexes épilés aux petites lèvres. Dans le cas des images, on retouche la vulve à l’aide de Photoshop. Pour tout ce qui est filmé, soit les actrices ont déjà des lèvres de petite taille, soit elles se font opérer – la labiaplastie, la réduction chirurgicale des petites lèvres.

Je respire un grand coup et pendant que ma jeune cliente s’essuie les larmes, je lui fais un petit cours de ce que nous appelons en anglais ‘body literacy’ – ‘alphabétisation corporelle’. Je lui explique que les lèvres d’une fillette grossissent quand elle devient femme. Que chaque sexe est unique, comme une fleur. Qu’ils ne sont pas forcément symétriques, ni colorés tous pareils (la preuve se trouve sur le site du Large Labia Project). Je lui fais regarder un livre du plasticien britannique Jamie McCartney, qui, insurgé contre la mutilation des jeune Panel-2-460x280filles dans de nombreuses cultures à travers le monde a trouvé d’autant plus perturbant que les femmes occidentales qui ont des droits et des choix, se refont le sexe au moyen du bistouri. Il a fait des moulages en plâtre des vulves de 400 femmes qu’il a assemblés dans 10 stèles énormes qui forment The Great Wall of Vagina – la Grande Muraille de Vagin. (Son seul regret : devoir épiler des femmes pour pouvoir mieux montrer les lèvres, et au passage leur éviter une épilation intégrale au plâtre). Des médecins avertis se servent de son travail pour montrer aux femmes à quoi ressemblent des femmes, dans toute leur variété. D’autres médecins avec un moindre sens d’éthique sont contents de se remplir les poches.

Dans l’article sur Wikipédia³ sur la labiaplastie, on lit des professionnels de santé qui s’inquiètent que ‘Les patientes veulent que leur vulve soit plate, sans aucune protrusion en dehors des grandes lèvres’, et certes ce sont des femmes majeures qui se présentent pour se faire opérer, elles ont leur responsabilité. Mais suis-je la seule à sentir qu’il y a une part de l’attente de l’homme dans cette décision? La peur des croyances bidonnes de certains que les lèvres sont grosses quand une femme a ‘beaucoup couché?’ Le désir de faire plaisir à son jules? Quelqu’un qui sort avec moi, remarquerait d’office que j’ai un nez généreux, il n’y aura pas de surprise. Ce n’est pas pareil quand une femme enlève son dernier sous-vêtement pour dévoiler le Saint des Saints et que son prince découvre qu’il est avec une femme qui n’a pas été retouchée. Ce n’est pas à ce moment là, au plus intime, qu’elle peut facilement encaisser le rejet, le refus, la révulsion. Le sexe de la femme n’est pas un produit mondialisé, standardisé. Ce n’est pas comme un burger de McDo qui est identique qu’on soit à Montréal ou à Montelimar. Mais il est en passe de le devenir…

Visiblement, on ne peut pas compter sur l’éducation sexuelle en milieu scolaire qui n’a pas encore reconnu l’existence du clitoris, ni du plaisir féminin (ce sera un autre billet!) pour rectifier les choses. Si on est parent, c’est à nous de faire passer ces messages à nos ados, à nos pré-ados, filles et garçons – subtilement, bien sûr – afin qu’on reprenne la main des pornographes. Et au cas où que j’ai des lecteurs en plus des lectrices : Messieurs, vous avez tous intérêt à découvrir à quoi ressemblent des ‘vraies’ femmes, des femmes comme elles sont, dans toute leur variété, et à apprendre à les apprécier, sans qu’elles aient à se faire mutiler. Le cas échéant et dans l’intérêt de la parité stricte, il faudrait que vous aussi soyez jugés par le barème de la pornographie… nombreux pourraient se sentir désavantagés…

© Jacqueline Riquez

1 http://www.educationsante.be/es/article.php?id=1004=

2 http://www.csa.fr/Etudes-et-publications/Les-dossiers-d-actualite/Les-effets-de-la-pornographie-chez-les-adolescents/Les-resultats-de-l-enquete

3 http://fr.wikipedia.org/wiki/Labiaplastie

60 réponses à Belle toute nue

  1. Félix dit :

    Bel article! Il est tellement dommage que des images laissent croire qu’il n’y a qu’un apparence qui soit ‘saine’ ou ‘valide’!
    Je lutte à chaque instant de ma vie pour détruire ces préjugés. Provenant d’une famille un peu hippie ou j’ai connu mes soeurs dès le plus jeune âge se délester de la pression sociale qui veut qu’un femme se doive d’être rasée, je crois avoir la chance de pouvoir apprécier les choses telles qu’elles le sont, sans artifice.
    Mais j’ai un simple malaise à lire cet article. Surtout quand je lise le « saint des saint ». Nous sommes en 2013. On tend vers l’égalitarisme. Et là on lit un article, qui semble représenter une cause féminine, dans lequel on soutient que le sexe féminins serait le « saint des saint »? Le exe supérieur?
    Dans lequel on lit d’énormes généralisations comme quoi tous les hommes pensent de telle ou telle façon, et où chaque femme subit une victimisation intense? J’ai connu plusieurs femmes libérées de ces stéréotypes, très heureuses de leur vie.

    Ce qui me choque, c’est qu’on accepte un tel article comme véridique, égalitaire, alors qu’on y véhicule moult sexisme, en sous-entendant que le vagin d’une femme serait l’endroit ultime, la plus belle chose sur terre.

    Désolé d’offusquer mesdames, mais nous sommes égaux. en tous points, sauf peut-être celui où une femme enceinte doit avoir le dernier mot sur si elle garde son enfant ou non. Votre sexe en est un, le nôtre aussi, et si un jour vous voulez réellement avoir un point de vue ÉGALITAIRE et non pas simplement sexiste déguisé sous une masque de féminisme, il faudra arrêter de faire passer votre vagin comme supérieur à notre pénis.

  2. Mevr. Tilleul dit :

    Je viens de lire l’article Belle toute Nue et les commentaires.
    Comment les jeunes filles et jeunes femmes s’abordent entre elles? Comment les femmes sont, deviennent entre elles quant il s »agit du regard ‘porté’ sur leurs corps respectifs…?
    De où vient que les jugements des messieurs ont autant de poids considérant q’ils sont autant en chemin q nous et pas plus outillé pour ‘l’acceptation non-limitée de soi’?
    Quand j’avais 12 ans et après une grave maladie qui avait nécessitée une longue hospitalisation et médicamentation gonflette, j’avais eu le désir rentrée à la maison, de me montrer en nouveau en maillot de bain à ma mère et soeur…le commentaire fût; il te va bien mais tu as des vergetures de femme enceinte sur les cuisses et deja de la cellulite.

    EUH….. Je n’en parle point comme the référence, j’en parle pour avancer que les femmes peuvent réellement grandir dans leur puissance d’amour du corps, le leur et celui de la soeur, copine, mère, amie, voisine, cousine, connue, inconnue.. De se caler que regarder est déjà toucher, échanger et que nous regardons, touchons comme nous avons envie d’être regardé, touché.
    Je pense que le chemin peut être beau et joyeux aussi – en se donnant la main. Et les messieurs, s’y tromperont point, aussi vu les commentaires…. Des cons de tous sexes, sont de ts temps. Et en profondeur. Vive notre Feu sacrée!!

    • Jacqueline dit :

      Oui!! Ce qui me questionne c’est notre capacité en tant que femmes (apprise ou innée?) d’être perméables à tous ces jugements de l’extérieur au point de ne plus nous fier à notre propre baromètre interne. Mais ce sera le sujet du prochain article!

      • Victor dit :

        Bravo pour le billet et pour son succès.

        Je crois que la perméabilité au jugement des autres a une part d’inné et une part d’acquis. Je suis moi-même un jeune homme plutôt non conformiste et assez malhabile à tenir compte du jugement des autres et je peux vous assurer que ça procure un désavantage social (et probablement évolutif) évident.

        Par contre, je suis pas mal certain qu’il est beaucoup plus facile et profitable de travailler sur l’acceptation (et la valorisation!) de la différence – comme vous le faites magnifiquement dans votre billet – que sur la perméabilité au jugement des autres.

        La norme, elle, est toujours 100% acquise, et on le sait.

        Dans les années 70, la norme était bien aux femmes «naturelles», y compris dans la pornographie.

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  5. Marie dit :

    Merci pour le partage du lien http://largelabiaproject.org/ Les photos de ces femmes aident à mieux s’accepter différente et unique. Il serait temps de montrer plus de photos de femmes nues, des femmes « ordinaires » de tout âge, et non pas des mannequins filiformes et/ou photos retouchées.

  6. Marie dit :

    Au cours de mes études, je me souviens qu’un prof d’ethnopsychiatrie nous racontait que dans certaines civilisations (africaines) les filles accrochent des poids à leurs petites lèvres(?) afin de les allonger. Les grandes petites lèvres ont un rôle de protection en empêchant le passage du pénis ou au contraire, elles procurent plus de plaisir à l’homme en l’entourant au mieux.

  7. Jacqueline dit :

    Quelle horreur pour vous… Mes filles avaient découvert le livre de Jamie McCartney après le passage de cette cliente, et du coup à 7 ans et 2 ans et demi, ont découvert toute la variété de formes du sexe féminin, et nous avons discuté un moment de pourquoi ils étaient si différents. J’ai trouvé ça sain, car le pas de demander ‘Suis-je normale, maman?’ est bien plus petit quand des mots ont été mis sur le sujet. Une amie à laissé un commentaire qui renvoyait vers le site de The Large Labia Project … ça vaut bien le détour. Merci de ce témoignage.

  8. Zazou dit :

    J’ai aussi des lèvres longues, ma mère (ignorante) s’en était inquiétée quand j’étais jeune, me disant que si plus tard ça nuit à une relation, je n’aurai qu’à les faire couper (j’avais 8 ou 9 ans) Je n’ai pas eu d’examen gynécologique avant d’être enceinte et ne plus avoir le choix, car elle avait causée une peur bleu qu’on me charcute sur place ..

  9. Jacqueline dit :

    Oui! J’adore ce projet 🙂 ça nous sort de ces idéaux de la beauté qui sont très limités. Merci du partage.

  10. Claire dit :

    Il y a un photographe qui fait des nus de femmes pour en faire un livre de « tour du monde » sans retouches ni maquillage… *cherche le nom* Matt Blum, avec « Nu Project ». le site: http://thenuproject.com

  11. Nolwenn dit :

    Ha merci !!!!bel article…de suite sur mon mur pour partager et enfin faire prendre conscience que chacune d’entre nous est unique quelque soit l’angle sous lequel on peut la regarder…!!!!

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  14. Jacqueline dit :

    Merci! Je suis totalement scotchée par le succès de cet article moi-même… Est-ce parce qu’il lève la voile sur quelque chose qui ne se discute pas d’habitude?

    • Je pense qu’il se fait simplement l’écho, d’une manière publique, de la volonté et du travail au quotidien de plusieurs d’entre nous, dans nos métiers, nos sphères familiales, les valeurs que l’on souhaite transmettre, etc.

  15. Jacqueline dit :

    Je me demande s’il y a vraiment un but? J’ai peur de ces idéaux de beauté qui sont très éloignés de comment nous sommes naturellement. Le message implicite pour moi c’est nous ne sommes pas bien comme ça…

  16. Touria dit :

    Merci, merci Mille fois Jacqueline ! Super article, a diffuser très largement ! en tous les cas moi, il est déjà sur mon Facebook et Twitter !

  17. Nine dit :

    Article très intéressant. En plus de ce que vous expliquez, ce qui me fait peur c’est cette volonté d’infantiliser les femmes : pas un poil, petites lèvres minuscules (mais gros seins quand même hein! faut pas pousser!)
    quel est le but de tout ça? les garder bien sagement sous la coupe des mâles?

  18. Jacqueline dit :

    Mi scusi Jonathan, j’ai mélangé mes réponses à un autre monsieur qui était aussi ‘laissé perplexe’. Il est tard, j’ai donné un stage toute la journée, 4h de sommeil… je commence à perdre les pédales avec ce billet qui a suscité beaucoup de réactions!
    Oui, tu as tout à fait raison, le problème ne se situe pas dans sa culotte mais dans son estime de soi. Ce serait dérangeant si cette femme se sentait si mal avec son nez qu’elle voulait l’opérer. Mais cette décision serait basée sur le fait de voir des centaines de nez tous les jours et ne pas sentir à sa place. Ce que je reprouve c’est ce qui est véhiculé principalement – mais ne pas exclusivement, merci – dans la pornographie est une vision des femmes qui n’est pas représentative de nous, et cela devient pour plusieurs, dans l’absence d’une éducation sexuelle digne du nom, le seul point de référence. Comme si la personne avec le grand nez débarquait à son insu dans une colloque pour des gens avec des mini-nez. Sa perception d’elle-même serait encore plus faussée…

  19. Jacqueline dit :

    Votre commentaire fait un billet de blog en lui-même donc je ne répondrai pas à tout…
    La question n’est pas d’être anti-pornographie : je ne suis pas d’accord que la pornographie fait office de éducation sexuelle, et c’est ce qui est en train de se faire dans l’absence d’une bonne éducation sexuelle qui parle du plaisir, mais aussi de la différence. Pendant que les décideurs de l’éducation tergiversent sur l’inclusion du clitoris dans les manuels scolaires (on hallucine!) ou pas, les jeunes sont à mille lieux de là, avec plein d’autres questionnements, dont pas mal que le porno suscitent. Je reprouve une société où il n’y a RIEN pour équilibrer cette pornographie.
    Si j’utilise le terme ‘Saint des Saints’ c’est en partie humoristique, mais c’est aussi pour rappeler que les femmes tout comme les hommes sont sacrées et nous ferions tous bien de a) vivre ce qui est sacré en nous et b) arriver à voir dans l’autre. J’aurais envie que nous soyons tous dans l’acceptation de la différence de l’autre.
    ‘Les actrices porno sont des fausses femmes’ – vos mots, pas les miens.
    Oui, ceci n’est pas une objective retranscription de quoi que ce soit. C’est un article, écrit par moi, sur mon blog. Je m’exprime. Vous me lisez. J’ouvre un débat. Je ne prétends pas détenir une vérité mais simplement mon opinion.
    Un blog wordpress se crée très facilement si cela vous tente!

    • Ne Pas Tomber Dans le Même Écueil dit :

      Merci de votre réponse.

      « C’est un article, écrit par moi, sur mon blog. Je m’exprime. Vous me lisez. J’ouvre un débat. Je ne prétends pas détenir une vérité mais simplement mon opinion.
      Un blog wordpress se crée très facilement si cela vous tente! »
      Je vous lis car une amie m’a envoyée ici.
      Si vous ouvrez le débat, souffrez que je débatte, précisément, souffrez que je m’exprime aussi et que je vous dise mon opinion, que je remette la votre en question et que nous les confrontions.
      En somme, ne m’envoyez donc pas si facilement écrire moi-même mon blog sans savoir d’ailleurs si je n’en ai pas un déjà.

      Quand vous dîtes « Je reprouve une société où il n’y a RIEN pour équilibrer cette pornographie. » : je vous suis sur toute la ligne. Vous voyez qu’on peut être d’accord 🙂
      Mon propos n’était pas de parler de ni même de défendre la pornographie, juste j’anticipais votre discrédit si je vous précisais que mon expérience et expertise provenait des prestations tarifées. Je me devais d’exprimer clairement que le nombre de partenaires était extrêmement élevé, ce que je veux dire c’est que j’ai un échantillon tout à fait représentatif bien plus que la majorité des gens et secundo par souci d’honnêteté intellectuelle, je suis obligée de situer le contexte de mon échantillon car les rapports sexués ne sont sûrement pas les mêmes quand explicitement tarifés ou non.

      Sinon, je vous aurais attribué des mots à tort.
      Très bien le mot faux-sse-s n’apparaît pas dans votre texte, p-ê voudrez-vous donc m’expliquer ce que vous entendez à trois reprises par :
      « Des médecins avertis se servent de son travail pour montrer aux femmes à quoi ressemblent des femmes, des vraies. »
      « Ce n’est pas pareil quand une femme enlève son dernier sous-vêtement pour dévoiler le Saint des Saints et que son prince découvre qu’il est avec une femme, une vraie. »
      « Messieurs, vous avez tous intérêt à découvrir à quoi ressemblent des vraies femmes et à apprendre à les apprécier, sans qu’elles aient à se faire mutiler. »

      Pouvez-vous me dire ce que vous entendez par « une femme, une vraie », qui sont celles désignées sous ce vocable ? Quelle est l’expression contraire/antonyme de « une femme, une vraie », comment faut-il dire ? et qui doit être désigné sous ce vocable ?

      • Jacqueline dit :

        Je n’évitais pas le débat, simplement j’essayais d’éviter de passer trop longtemps à répondre aux commentaires! (et je viens d’effacer la très longue réponse que j’étais en train de vous écrire par inadvertance 🙁 ) La suggestion d’écrire un blog : vous avez une voix claire et lucide et un point de vue assez atypique. Why not?
        Si j’ai cliqué sur le bouton ‘Approuver’ c’est que j’ai reconnu que votre commentaire apportait une autre vision sur ce sujet qui était pertinente grâce à votre expérience qui n’est pas la mienne. Je suis assez grande pour encaisser le fait qu’on ne soit pas d’accord avec tout ce que je dis. Vous croyiez que j’étais anti-pornographie, mais je suis anti-ignorance où que ça se trouve. Vous anticipiez le discrédit parce que vous avez vendu des prestations sexuelles – désolée.
        Quant à la phrase ‘les vraies femmes’ – trois fois signifie que je n’ai pas passé assez de temps à travailler mon article si je me répète autant. D’ailleurs le ‘prince’ était une façon d’éviter la répétition de jules, mec, etc. J’aurais pu à un moment dire ‘des femmes pas retouchées’, peut-être que le modifierai si vous êtes d’accord que je chipe votre phrase. Je voulais dire ‘les femmes dans leur état naturel’ : nos idéaux de beauté sont tellement éloignés de comment la femme est naturellement, qu’une femme qui ne rase pas le maillot ou les aisselles est devenue super choquante, au point où des jeunes enfants de notre époque seront assez effarés la première fois qu’ils croisent une femme avec des poils. Là avec le sujet des lèvres, nous sommes encore plus loin : pour correspondre à un canon de beauté qui valorise majoritairement les petites lèvres, on doit se faire opérer. ‘Une vraie femme’ c’est une femme, et les femmes ne sont pas toutes identiques. Ce que le jeune mec avait en tête était une vision très limitée de ce que c’est une femme et il a réagi de manière forte et blessante face à cette différence qui n’en est pas une. Je crains une pornographie et une société qui finissent par établir des ‘normes’. On le voit déjà dans les images dans des magazines où la pression est d’être mince, avec des gros seins, des fesses de J-Lo, etc, c’est déjà assez pénible. Que ça touche au plus intime de la femme, c’était la goutte d’eau qui m’a poussé à écrire. Presque 10 000 personnes ont déjà lu l’article, donc je ne sais pas s’il y a un grand sens à ce que le modifie, mais j’y réfléchis car ‘vraie’ n’est pas le plus adapté.

  20. Jonathan dit :

    Haha ha mais je ne parlais pas de la dernière phrase ( que j’ai adoré en passant;) )
    Là où je voulais en venir justement, c’Est le fait que le problème à la base vient de notre nature humaine, de notre manque de confiance.. étant jeune je n’avais javais vu de pornographie et j’étais déjà complexé par ce que j’entendais mes camarades dire dans la cours d’école.. et au primaire dans les années 80, je ne pense pas que la porno était fréquente;)
    Je crois qu’on devrait d’abord travailler sur nos estimes communs, et de là, la porno disparaitra d’elle-même, car , il ne faut pas se leurrer, si la porno est si populaire ce n’est pas un hasard, c’est qu’elle répond à un besoin! Aussi triste est-il!

  21. Jonathan dit :

    J’ai apprécié la lecture pour plusieurs raisons! Mais étant un homme, certain points m’ont quand même un peu.. laissé perplexe!?
    Premièrement, comme la très bien it la personne juste avant moi ( Marie ), je connais beaucoup d’hommes qui aiment chez les femmes des trucs qui pour moi pourrait être ‘moins attrayant’ ( sans rien leur enlever, car quand j’aime une femme , j’aime la totalité de son corps et de son esprit avec ses point forts et ses point faibles.. comme nous tous d’ailleurs.. ).
    Je ne voudrais pas relayer le problème mais je crois que pour ce cas ci, cette jeune femme à malheureusement une très mauvaise estime d’elle-même et doit tout d’abord travailler la dessus.. elle avait une faiblesse a ce niveau là, et je crois qu’elle aurait facilement pu avoir le même réflexe plastique que si ce même homme lui avait parlé de son nez.. Je n’excuse pas le geste de cet abruti, mais je ne pense pas non plus que le gros du problème parte de lui non plus..
    Je crois sincèrement que la plupart des femmes – certe ne l’aurait pas bien pris – mais lui aurait soi dit leur façon de penser, soi le prendre et rien en faire…
    Un petit mot en passant, je regarde quelque fois de la pornographie et je peux vous dire que des lèvre, il en a des tas de différentes ( et oui certaine avec des énormes lèvres.. ). Il y a peut-être de la standardisation mais les gens aimeront toujours la différence 🙂

    • Jacqueline dit :

      Ah, la dernière phrase… c’était de l’humour qui n’a pas été détecté! Je suis anglaise et ça m’arrive assez souvent :-/ Justement, je voulais pointer le fait que les hommes ne vivraient pas bien dans une société qui utilisait les mecs du porno comme une référence, parce que j’ai rarement connu des hommes qui n’avaient pas d’insécurité quant à la taille de leur sexe. Je veux que personne doit être comparé à un fantasme car nous sommes tous désavantagés. J’écris sur les femmes parce que c’est ce que je connais.

  22. chloé dit :

    je dois descendre de vénus …..jamais je me suis posée de question sur mon vagin.j’ai 25 ans et sa m’est jamais passer par le tête . dans le feu de l’action il y a vraiment des gens qui s’attarde a des choses futile ..il faut vraiment être parfaite a tout les niveaux ..c’est rendu que la chatte se doit d’être règlementaire…on peu tu en revenir au sexe .celui qui nous plaie tant .celui qui nous excite et qui nous transporte .si mes filles en viennent a se soucier de leurs lèvre ou que mon fils se formalise du vagin de sa partenaire….j’aurai échouer ..le sexe est bon avec c’est différence voyons donc!

  23. J’ai vu beaucoup de choses sur cette terre, mais rien d’aussi beau que vos charmes mesdames.
    Remerciements.

  24. Lapinou dit :

    Ben… Moi je suis un monsieur. Et autant j’abonde complètement sur votre article sur le fond, autant votre dernière phrase me laisse perplexe : « Le cas échéant et dans l’intérêt de la parité stricte, il faudrait que vous aussi soyez jugés par le barème de la pornographie… nombreux pourraient se sentir désavantagés… ». Je suis sur le cul qu’une professionnelle de la santé et de la sexualité puisse ignorer que les jeunes hommes rencontrent des difficultés du même ordre. Le jour où une opération de chirurgie plastique permettra facilement et à peu de frais d’augmenter réellement la taille du sexe masculin, croyez bien que des milliers de jeunes hommes économiseront également. Renvoyer les 2 sexes dos à dos (« si les femmes en bavent, autant que les hommes en bavent aussi ») va complètement à l’opposé du reste de votre discours.
    Ca m’attriste parce que c’est contre productif : je trouve ça blessant et inutile dans votre argumentation, et ça la décrédibilise, d’un point de vue masculin (quitte à être dos à dos…). Oeil pour oeil, dent pour dent, sexe pour sexe ? Non merci. La « parité stricte », c’est se respecter en tous points, comme semble le montrer tout le début de votre article, que votre conclusion ébranle inutilement.

    • Jacqueline dit :

      Je vois que la note d’ironie de la dernière phrase n’est pas passé, monsieur. Je pointais exactement le fait que la majorité d’hommes vivraient mal d’être comparé à un fantasme bien monté, tout comme des femmes ne vivent pas bien la comparaison avec des fantasmes aux petites lèvres, quand cela est loin d’être la réalité pour la plupart. Je suis tout à fait consciente du fait que les hommes vivent des insécurités par rapport à la taille de leur sexe, et j’utilisais exactement ce point faible pour pointer comment des telles comparaisons sont cruelles et destructrices pour tous!
      Je suis anglaise, ça m’arrive régulièrement qu’on ne comprend pas mon humour – – mais je suis contente que vous avez apprécié l’article jusque là!

  25. […] See on Scoop.it – Les femmes en revueRécemment, une jeune femme de 21 ans est venue me consulter par rapport à ses règles. Un entretien typique a suivi, rien de très marquant, jusqu’aux dix dernières minutes quand le vrai motif de sa …See on ententefeminine.wordpress.com […]

  26. Ne Pas Tomber Dans le Même Écueil dit :

    « Mais suis-je la seule à sentir qu’il y a une part de l’attente de l’homme dans cette décision ? », franchement, je crois que vous vous trompez (si vous généralisez).
    Une commentatrice a dit plus haut « les femmes se sont mis la pression et les hommes considèrent maintenant ça comme normal ». Voilà, c’est exactement le point où on en est généralement. Les femmes se sont mis et se mettent la pression. Une fois qu’elles atteignent les sommets, que voulez-vous, les hommes les y attendent.
    Ce serait bien de ne pas accuser les hommes à chaque fois.
    Quant à la vulve, les hommes sont beaucoup moins maniérés que les femmes elles -mêmes et ils sont bien moins chiants sur la vulve que sur les seins.
    Maintenant, vu votre position antipornographie, je suis sûre que tout ce que je pourrai dire dès à présent va me discréditer et me rendre suppôt du patriarcat et femme aliénée en raison de cette déclaration, qui pourtant me permet de parler avec bcp plus d’expérience et d’expertise.

    Ayant vendu des prestations sexuelles (ça y est, horreur, le mot est lâché), je peux vous dire que beaucoup d’hommes adorent les grosses vulves bien gonflées. J’en veux pour preuve que certains ne se gênent pas pour demander d’avance si vous avez un bon gros clito.

    Du coup, oui, alors je vous fais une concession, je vous rejoins sur le point suivant :
    « La peur des croyances bidonnes de certains que les lèvres sont grosses quand une femme a ‘beaucoup couché?’ ». En tous cas, ils n’ont pas peur quand il s’agit d’une prestatrices sexuelles. Maintenant, je ne sais pas quand il s’agit de leur compagne de vie « la femme respectable ». Ce qui est sûr néanmoins c’est que l’homme occidental a BEAUCOUP évolué et que les hommes occidentaux acceptent de plus en plus la liberté sexuelle des femmes et veulent de plus en plus des femmes impudiques sexuellement, qui aiment le sexe (avec eux) et « qui se lâchent « , Y COMPRIS quand c’est leur partenaire de vie.
    De facto, ils les veulent de moins en moins castrées.
    Et ce e que je dis n’a rien d’une affabulation.

    Sinon, concernant votre expression de Saint des Saints, in : « Rien que l’idée qu’un jeune homme puisse se trouver devant le Saint des Saints, en parler avec révulsion mais y entrer quand-même me paraissait comme une profanation. ».
    Grâce au contexte proche et surtout comme c’est la première occurrence, c’est d’un emploi tout à fait comme approprié (car oui, ils sont devant beu-beu-beu, ne voulant que ça, à en mourir, presque, du coup si c’est à travers le comportement de l’homme qu’on se place, oui, c’est presque culte-vénération sur le moment et comble du paradoxe : mêlé de dégoût. J’entends bien votre idée de profanation.)

    Par contre, le fait que vous l’ayez répété cette expression me fait penser que ce n’est plus une objective retranscription de la voix et de la vision de l’homme mais bien la votre : « Ce n’est pas pareil quand une femme enlève son dernier sous-vêtement pour dévoiler le Saint des Saints et que son prince découvre qu’il est avec une femme, une vraie. »
    Saint des Saints, prince, et quoi encore ?
    La femme n’est pas sacrée, l’homme n’est pas un prince, si on pouvait arrêter avec ça.

    Et puis c’est quand même pas très sympa de dire que les actrices porno sont de fausses femmes. Si ce ne sont pas des femmes, que sont-elles ? Dîtes : « qu’il découvre qu’il n’est pas avec une femme retouchée » (autant par ordinateur que chirurgicalement).
    Sachant en plus que tout le porno n’est pas seulement grosse production, il y a de beaucoup plus petits budgets, il y a beaucoup d’amateur aussi et puis il y a de l’alternatif/spécialisé et tout à fait trouvable sur les grosses plateformes bien connues (BWW, hairy et j’en passe).

  27. Jacques Bolo dit :

    Il me semble que la normalisation passe par la publicité (surtout retouchée sous photoshop) plutôt que par la pornographie (où ce seraient plutôt les attitudes qui sont stéréotypées).

    • Jacqueline dit :

      Je suis d’accord, parce que l’habitude systématique des magazines, des pubs de refaire même des modèles en plus maigre, plus lisse, etc c’est courant et aberrant. Mais dans l’occurrence, je parlais de comment cette même normalisation entre dans un sphère très intime.

  28. Géraldine PP dit :

    voila un lien qui peut etre utile et complementaire…

    http://largelabiaproject.org/

    Géraldine

  29. Marie dit :

    Ils ne sont pas tous comme ça : j’ai connu plusieurs amants qui préfèrent que la femme ne se rase pas là, qui aiment mes « grandes » petites lèvres. Ils y en a aussi qui préfèrent les femmes avec des rondeurs. Il y a vraiment des amoureux du corps de la femme, très respectueux. Et ça fait du bien!

    • Jacqueline dit :

      Heureusement! Vivent les hommes qui aiment des femmes comme elles sont et vice versa!

      • Charles dit :

        Je suis un homme qui préfère une femme mince et en forme avec des petits seins et tous ses poils si elle le veut. En couple, je peux difficilement m’imaginer avec une femme qui a un surplus de poids ou des gros seins et vous aller peut-etre rire mais je m’en suis souvent senti coupable car je suis du genre à me mettre dans la peau des autres. Pour préciser, il y a tellement de femmes que je trouve belles peu importe ce qu’elles ont l’air, qu’elles soient rondes, maigres, grandes, petites, gros seins, petits seins, poils ou pas de poils. Un jour j’ai commencé à accepter que j’ai une préférence et que j’ai le droit, que d’autres hommes n’ont pas les memes préférences et que les femmes que je trouve belles mais qui ne m’attirent pas iront vers ces hommes-là. Il a fallu que j’apprenne à m’accepter dans tout ça, d’arreter de me juger en entendant souvent dire que préférer une femme mince et en forme reviens casiment à dire que les autres femmes sont laides et anormales et que je suis victime des médias qui m’influencent. Malheureusement, ce sont des femmes en position de victime qui propagent une telle vision de la chose, il me semble. Mais maintenant je suis convaincu qu’il y a un monde de différence entre imposer des normes de beauté et y croire aveuglément versus se demander avec honneteté si nos préférences sont le fruit d’un lavage de cerveau ou bien qu’elles sont un fait qui nous habite et que de prévilégier pour une relation une femme qui me plaise vraiment n’empeche pas que j’admire et m’émerveille meme devant la beauté de la Femme sous toutes ces formes. Je pense que pour un homme, ça demande une certaine maturité pour démystifier tout ça… Et pour les femmes, elle devraient rechercher cette maturité qui fait qu’elles s’accepteront telles qu’elles sont puisque pour un homme sensible et sincère, une femme qui s’assume est un réel « turn on » en bon français! Voilà pour moi…

  30. calvarin dit :

    tout simplement bravo et merci de votre témoignage

  31. jacqueline dit :

    how , honneur à nos sexes , je vous recommande un site qui rend hommage à nos univers féminins , le baiser français site dédié au cunnilingus , cela nous réconcilie avec notre intime .Merci à nos hommes (ou à nos femmes ) de nous aimer avec nos monts , nos vénus et autres jolis reliefs .

  32. Jacqueline dit :

    Merci de ce commentaire encourageant! Vous pourriez former d’autres hommes pour lesquels la différence déstabilise?

    • Pierre-Luc dit :

      Je vous assure que je fais mon possible…un ami à la fois 😉 C’est un combat inégal devant les ravages causés par la sexualisation de nos sociétés et nourrie par la mega-industrie pornographique avec la prédominance de la culture de  »performance » que certains semblent incapable de dissocier de  »sexualité »…Mais on réussi à changer le monde une personne à la fois 🙂

  33. Pierre-Luc dit :

    INCROYABLE!!! Jamais au grand jamais je n’ai vu une femme  »laide ». Intérieurement oui, mais l’enveloppe physique, JAMAIS!

    J’ai vu des tas de femmes nues (trop diront certains puristes)! des maigres, des rondes, des plus enrobées; aux petits seins, aux gros seins, aux seins pratiquement absent; aux gros mamelons, aux petits mamelons; aux jambes poilues; aux jambes lises; aux aisselles poilus, aux aisselles lisses; aux monts de vénus poilus; aux monts de vénus trimé; aux monts de vénus dénudé de poil! au grande lèvre; aux petite levres; au vagin serré; au vagin moins serrée!!!

    JAMMMMMMMMMMMMMMMAIS je n’ai vu une femme laide!

    La personne qui a inventé la labiaplastie là…j’enferemerais ça dans une capsule intemporelle et je shipperais ça vers Mars!

    VOILÀ! L’homme (avec un grand H) se demande si l’humain peut se rendre jusqu’à mars dans une navette! Et bien voilà un cobaye de premier choix!

  34. magourou dit :

    dans ce cas, pourquoi ne pas demander a ce cher homme, qui lui a fait cette remarque , d’allers se faire faire une posthectomie (ablation du prepuce) parce que un sexe d’homme au repos avec un prepuce n’est pas esthetique ? pourquoi serions nous seules a subir les critiques esthetique?
    j’aime votre article , il montre combien de femmes ne sont pas informée et eduqué sur leur sexe, ne s’y interesse pas par honte, n’en parle pas ouvertement par peur.
    ce n’est pas parce que le notre n’est pas apparents qu’il n’en est pas moins important et a moins de valeur que le leurs.
    Merci pour votre travail et ceux , comme vous , qui explique que la nature n’est pas une usine a fabriques des etres tous calibré et identiques , comme sortant d’une fabrique de poupée gonflable ( la prochaine fois qu’un homme lui fera la remarque elle n’aura qu’a lui dire de s’en acheter plusieurs, si il veut des « trou » tous identiques )

    • Jacqueline dit :

      Est-ce qu’il y a jamais eu une génération de femmes qui s’est autant détestée, je me demande? Peut-être ‘détester’ c’est trop fort comme mot, mais rien que le sexe : bombardé de produits pour cacher son odeur, douché tous les jours, épilé et puis maintenant avec une ‘taille réglementaire’ de lèvres. Bien sûr, ledit sexe dégoulinera à la vue d’un homme, comme un petit scout, toujours prêt, et post-accouchement il retrouvera rapidos sa tonicité d’avant et naturellement le libido avec. Si on avait ne serait-ce que la moitié d’attentes pour les hommes, ils n’en reviendraient pas! Et ils n’arriveraient pas forcément à correspondre à des idéaux qui n’ont rien à voir avec des êtres humains et tout à voir avec des fantasmes. Je pense qu’ils auraient plus de facilité à hurler ‘CA VA PAS, NON??!!’ aussi!

  35. Marie Wolf dit :

    Merci de ton article, que je fais suivre. J’admire ta retenue, je crois que je l’aurais dit (le « ça va pas non? »).
    Il y a du travail à faire – encore – pour montrer aux jeunes femmes la beauté de leur corps et apprendre au jeunes hommes le respect du corps féminin…

    • Jacqueline dit :

      J’étais contente de pouvoir l’écrire en majuscules déjà! ça parle longuement de notre capacité en tant que femmes d’encaisser et d’intérioriser ce qui vient de l’extérieur. J’ai bien dit ‘nous’ car j’ai aussi du chemin à faire.

  36. J’aime cet article. Je l’aime parce qu’il est clair, sans concession sans être extrémiste, franchement, bravo. J’ai un grand garçon de 12 ans à la maison, avec lequel nous parlons librement de ces choses-là. Donc je lui laisserai cette lecture sur son bureau, comme je fais pour d’autres sujets dont je souhaite qu’il prenne connaissance. Merci.

    • Jacqueline dit :

      Merci à toi de parler librement avec ton fils. Avec mes beaux-fils, je devais être plus rusée, jamais trop frontale. Donc je les laissais ‘découvrir’ quelque chose qui était destiné à eux – c’est fatiguant au bout d’un moment mais c’était dans le respect de comment ils étaient. C’est chouette si tu as cette ouverture avec lui.

  37. karine dit :

    A force de formatage on a perdu la spontanéité
    – tu montes pour un « dernier verre »
    – euh non demain je dois me lever tôt … (en fait j’ai pas eu le temps de m’épiler depuis des jours mais je te le dirai pas )

    ça me tue
    les femmes se sont mises la pression et aujourd’hui les hommes considère cela comme la norme acquise

  38. Hadda dit :

    Merci à moi d’avoir découvert vers mon sexe très tôt en me donnant du plaisir, merci à mon premier partenaire d’avoir honoré mon sexe, je me rends compte combien je suis chanceuse.

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