Changer de vitesse

Changer de vitesse

Le 14 septembre, je me suis fait avoir pour la première fois cette saison. Sortie en ville habillée en jupe et sandales, j’ai rapidement regretté le look « chair de poule et orteils bleutés. » Not good. Le soir, j’ai fait un peu de cueillette dans le jardin et j’ai croqué une petite tomate bien rouge que le vent avait décrochée. Elle était bonne, mais elle était froide dans ma bouche, son jus trop rafraichissant, son goût trop pointu. Lorsqu’il fait 6° et brumeux le matin, que la source coule à flots à nouveau, que des mulots et des géantes araignées essaient de s’incruster dans la maison, n’essayez pas de me dire que l’automne arrive à l’équinoxe. Ici, il est bel et bien installé depuis un mois. Certes, personne ne veut l’admettre mais ça c’est autre chose. Si nous voyions les équinoxes et les solstices comme les milieux de saisons plutôt que les débuts (plus proche du calendrier chinois), nous arriverions à une conception plus juste.

Avec ce premier moment où le changement de saison m’a joué un tour, je suis plus que jamais sensible à la période analogue dans le cycle féminin où nous passons de la phase de l’ovulation – en général bien plébiscitée – à la phase de pré-menstruation, typiquement rejetée et diabolisée. La meilleure partie du cycle juxtaposée à la pire, comme un quartier qui serait magnifique s’il ne donnait pas sur le pire secteur de la ville. La difficulté que tant de femmes vivent pendant cette phase se vit comme une gifle grâce à cette juxtaposition, qui nous rappelle que tout ce qui est bon n’est qu’éphémère pour nous les femmes cycliques.

Si vous vivez cette phase difficilement (ou si vous êtes ménopausée et vous vous souvenez que ce n’était pas une partie de plaisir), bienvenue au club. Peu nombreuses sont les femmes qui n’expérimentent pas de désagréments pré-menstruels. Mais des solutions existent pour mieux vivre ce temps sans emprunter la voie prônée par tant de gynécologues qui consiste à supprimer le cycle entièrement avec des hormones (pilules, implants, anneaux, stérilets hormonaux, etc). Vos symptômes existent, je ne le conteste pas, mais étant donné que la science a prouvé maintes fois le lien entre le corps et l’esprit, je propose une approche qui peut améliorer les symptômes physiques en trouvant une harmonie avec le cycle global.

Quand vous regardez l’image ci-contre de cette surfeuse, vous n’imaginez pas qu’elle décide de surfer d’une certaine façon, qu’elle dit « je veux aller plutôt à gauche maintenant. » L’idée même est absurde! Elle s’adapte aux vagues, sinon ces mêmes vagues l’écraseront. L’essence de ce que j’enseigne dans les stages les Voies Féminines est du Cycle-Surfing : comment rester sur la planche d’abord, et ensuite comment prendre son pied! Nous perdons beaucoup d’énergie en voulant nager contre le courant de nos cycles. En faisant leur connaissance, nous pouvons les apprivoiser ET les apprécier.

Dans le prochain stage des Voies Féminines qui aura lieu le 14-15 octobre, je vous donnerai des outils pour naviguer votre passage à travers les vagues turbulentes de la pré-menstruation pour vous aider à comprendre où votre difficulté réside. Quelles sont les résistances qui créent votre souffrance ? Se trouvent-elles en vous, dans votre corps, dans votre relation à vous-même ? Ou bien manifestent-elles dans vos relations, dans une impatience et une intolérance envers votre entourage. Ces deux sphères sont truffées de pièges potentielles pour la femme, et ce sans quitter notre petit microcosme !

Cependant, une partie de nos difficultés réside dans le fait qu’à ce moment charnière, il nous est demandé de basculer d’un mode Yang dynamique qui s’accorde bien à notre monde propice aux hommes, à un mode Yin réceptif, difficile à vivre dans un contexte où la douceur et la vulnérabilité ne se vivent pas comme des atouts mais des faiblesses, voire des défauts. Le monde actuel a peu de place pour une femme sans défenses, peu de place pour expérimenter la douceur et la sensibilité que la pré-menstruation nous demande. Quiconque voudrait croire que notre monde est favorable à la sécurité des femmes n’a qu’à suivre les actualités ou visiter le site du Everyday Sexism Project, un projet international qui dénonce le sexisme au quotidien.

Le décalage en énergies est de taille et beaucoup de femmes doivent gober le triple cocktail personnel-relationnel-culturel. Après la gloire de l’ovulation, où nous vivons un pic d’adresse, de performance sportive, d’attraction même (selon une étude), le cocktail infernal nous est servi et il est imbuvable. D’un coup, je ne suis plus à ma place dans mon corps, dans mes ressentis, dans mes relations et dans la société en général – et merde ! Qui s’étonne que je râle ?!

Entendez bien, ce que vous vivez lors de la pré-menstruation (et par analogie dans le chaos de la pré-ménopause) est réel, vos symptômes sont bien réels, vos ressentis aussi. Et je sais que vous avez essayé plein de choses, des médocs, des changements d’alimentation, des plantes, de la pensée positive, tout et rien n’a bougé. MAIS vu que le corps et l’esprit sont liés – la science l’a prouvé à multiples reprises, bien que la médecine soit à la traine – vous pouvez avoir un impact sur ce que vous vivez. J’en suis persuadée et je suis prête à vous montrer comment!

Si vous vous inscrivez avant le 30 septembre, vous bénéficierez du tarif réduit de 170€ pour le weekend. Vous trouverez toutes les infos et modalités sur la page des Voies Féminines.

Et si vous changiez de vitesse, comment serait votre vie?…

Jacqueline Riquez

 

 

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