Toute bonne chose arrive à sa fin…

Toute bonne chose arrive à sa fin…

Quand j’ai lancé l’aventure d’Entente Féminine en janvier 2011 avec une toute première Tente Rouge, je n’avais pas le choix : cette voie m’a choisie. J’étais arrivée à un moment dans ma vie où je devais m’occuper de ma féminité, c’était urgent. Plus j’explorais cette face cachée, plus je comprenais que je n’étais pas la seule à avoir grandi dans l’inconscience totale de ce que ça voulait dire d’être femme. Je ne me suis jamais positionnée comme gourou, comme quelqu’un qui a tout compris – loin de là! – mais en éclaireuse. « Suivez-moi les nanas, j’ai trouvé un truc là… »

C’était la plus belle aventure de ma vie professionnelle, l’occasion d’allier mon envie de transmettre à ma passion pour ce sujet. Car évidemment, j’ai choisi l’aspect le moins glorieux de la féminité comme spécialité – ces trucs mal-aimés, ces ragnanas, les règles. Même là, le mot « règles » crée une division : des règles rappelleraient des ordres, des injonctions, les lignes à ne pas dépasser. On veut de la liberté! Libre à chacune de les appeler « Nectar de Licorne », le mot est la moindre des choses! Faire la paix avec tout notre passé et notre passif d’être femmes, requiert plus qu’un changement de label. Il va impliquer qu’on creuse, qu’on cherche, qu’on questionne. Il va impliquer qu’on s’implique. Et cela n’a jamais été facile à vendre! En réalité, je travaillais sur plus que la menstruation, mais la globalité du cycle féminin, le tout qui est à équilibrer – mais le sang tâche beaucoup, on dirait!

J’ai envie de saluer et remercier toutes les femmes qui ont bien voulu assister à cette aventure. Celles qui ont osé la vulnérabilité et l’authenticité en stage, celles qui ont relevé le défi d’aller à la rencontre d’elles-mêmes. Travailler sur sa féminité à travers une compréhension du cycle féminin s’agit de chercher à nous aimer là où c’est le plus difficile. J’ai eu le grand honneur d’accompagner des centaines de femmes sur leur chemin, d’assister à leurs peines et leurs triomphes, leurs métamorphoses et leurs transformations. Et toujours, toujours ce rappel : que je transmettais ce que j’avais le plus besoin d’apprendre. J’ai grandi en mesure que mes stagiaires ont grandi – vous avez été des bons enseignants!

Si je n’avais pas de choix au début de l’aventure, j’en ai encore moins aujourd’hui,  car j’arrive à la triste conclusion que je dois mettre fin à cette activité, qui ne me permet plus de vivre. Ou bien j’aurais besoin d’un mari salarié pour arriver à vivre convenablement de l’épanouissement féminin : l’ironie me fait doucement rigoler. Très doucement. Je vais profiter pour livrer ce que mes collègues ne peuvent pas vous dire : nous ne pouvons pas vivre de vos bonnes intentions, de vos « c’est génial ce que vous faites »! Nous ne pouvons pas vivre de vos annulations qui interviennent juste à temps pour récupérer tous vos arrhes – vous imaginez si votre patron supprimiez 200€ sur votre salaire juste avant qu’il ne tombe? Et c’est très dur quand nous avons passé du temps, parfois des heures à échanger avec vous pour qu’ensuite vous nous dites (ou pas!) « Oui, finalement………. » Ce sont toutes les choses qui rendent très très difficile de vivre ce « métier féminin » et tout ce que j’ai envie de crier à toutes qui me disent « J’ai super envie de faire comme toi, Jacq… » Quoi? Galérer? Sérieux??!!?? Tout pour dire, si vous trouvez génial ce que fait quelqu’un dans un domaine, ne tardez pas, inscrivez-vous, trouvez les moyens de suivre son enseignement, parce que c’est la seule façon d’assurer que cette femme continue de faire ce que vous trouvez génial! (Ou bien, trouvez lui un mécène!)

Never say never comme on dit en anglais (Ne dites jamais « jamais ») – peut-être que mon chemin va m’amener à donner des stages à l’avenir – je n’en sais rien. Peut-être que je vais arriver à mettre tout ça dans un livre un de ces quatre (mais il me faudrait un mécène ou un mec pour assurer mes arrières!). Je ne sais pas de quoi mon avenir sera fait. Ce que je sais c’est que de nouvelles perspectives magnifiques s’ouvrent à moi aujourd’hui, et qu’en attendant, je propose une dernière journée de cérémonie le samedi 9 décembre.

Il se peut qu’il n’y ait pas vraiment de fin… juste une série de nouveaux débuts…

2 réponses à Toute bonne chose arrive à sa fin…

  1. Valérie Essertel dit :

    Merci pour ce bel article Jacqui! Merci pour tout ce que tu as créé, initié, mis en route sur le chemin du féminin sauvage et sacré.
    Tes tentes rouges, tes stages sur la femme cyclique puis Féminaissance ont réveillé en moi la femme sauvage
    qui est bien là maintenant, debout ,et en marche !
    MERCI à toi et bonne route !
    Je te souhaite l’accomplissement et l’épanouissement dans tes projets futurs!
    Bises
    Val et Rie

  2. Aurelia dit :

    Merci Jacqui pour tout ce que tu nous as transmis, tu es une femme extraordinaire et les stages avec toi resteront à jamais gravés dans ma mémoire. Je te revois et je t’entends encore nous lire la femme squelette sous la tente 😉 😉 😉 Nous avons besoin de femmes comme toi dans ce monde !! Je te souhaite tout le meilleur pour la suite et je suis sûre que c’est le début d’un très beau chapitre dans ta vie.
    Avec toute mon affection, Aurelia

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